mardi 9 septembre 2008

Quelqu'un a tué le coucou (fables animales, deuxième temps)

Quelqu'un a tué le coucou. Tout le monde s'en moque. Le coucou était imbécile, il insultait tout le monde. Personne ne l'aimait.
Quelqu'un à tué le coucou. Personne n'a vu sa tombe. Pourquoi, si personne ne l'aimait ? Il le méritait, il insultait tout le monde.
Quelqu'un a insulté le coucou. Ça commence à m'importer. Ils disent que c'est moi qui l'ai tué. Mais c'est évident que c'est l'albatros qui l'a fait.
Quelqu'un a tué l'albatros. Il le méritait, personne ne l'aimait. Il avait tué le pauvre coucou, mon grand ami le coucou.
Quelqu'un a tué l'albatros. L'oiseau-mouche dit que c'est moi qui l'ai tué. Gare à l'oiseau-mouche, personne ne l'aime, qu'il ne finisse pas comme le coucou.

O.Valvos

lundi 8 septembre 2008

Mémoires d'un chat (fables animales, premier temps)

Il balayait et balayait
La rue froide de l'été
Quand il vît
Devant lui
Le corps chaud
D'un chat mort.

Il balaya et balaya
Ce chat immobile tendu au sol.
Cette bête jadis si blanche,
Cette bête noire d'aujourd'hui,
Qui bougeait aux forts coups de balais,
Priant de ne pas l'oublier.

Il ignorait et ignorait,
La seringue qui était à côté.
Cette mémoire de cocaïne passée
Et d'une maladie qui, transpercée,
N'allait pas pourrir,
Comme ce chat blanc, jadis.

Et tous partent et partent,
Le travail fini déjà,
Mais lui reste
À bouger son chat,
Petite preuve de respect,
Pour cette masse pourrie au sol.

O. Valvos

dimanche 7 septembre 2008

Faustine se fane

Faustine sonne le drame
De sa beauté païenne et
Elle sourit Faustine
Et s'en contente.
Elle croit,
Fait croire à l'autre
Mais la porte
De cristal se brise
D'un coup de vent.

Question d'amant aimant
Ou d'or coulant de ses cheveux
Ou d'océans sans écume, déborde
De ses bleus qui restent
Souvenir du passé révolu
Et du rejet de Faustine.
Cet autre que je suis
Et demeure.

Faustine telle marchande d'espoir
Ephémère, comme elle
Moins qu'elle
Qui survit seule le soir.
Aux photos Faustine
Eclate, unique mais circulaire.
Et du rejet de Faustine
De mon dédain et de ma fumée
Fût mes croyances divines
En la femme à la propriété
Utopique ou inconnue.
Métaphore cette phase :
Mystère de femme.

Le drame hurle
Son violon suicidaire.
Je m'égare, oubli
Et pense à ce moi-
Même, Faustine
N'est plus que l'ombre

Qui fascine.

[ Mon violon sec,
S'immisce et se Led Zeppelin
Sous l'iris de Faustine ]

Joseph.K

samedi 30 août 2008

vendredi 29 août 2008

Brandy et Religion

On était à table, Jésus et moi, en train de se regarder autour de ce biblique livre, le Coran. On discutait de choses universelles, sans raison dans le cosmos. "Tu baise ?", la question était sortie d'une de nos deux bouches (le Brandy qui était prés de nous, devant ce biblique livre, le Coran, m'a fait oublier de laquelle). La réponse des deux fût "oui", pas entre-nous, bien-sûr. Mais on se demanda : "si nous avons répondu tout les deux ... qui a posé cette question ?". Quand tu bois du brandy avec Jésus, autour de ce biblique livre, le Coran, des questions théologiques se posent souvent. Jésus s'énervait, il fallait tuer quelqu'un, la raison, aujourd'hui, je ne la connais toujours pas. Moi je lui disait, il faut tuer la bienséance, rien d'autre, salir les langues depuis le respect des arts. Jésus ouvrit le Coran, et commença à réciter des parties de la Torah, en criant : "Monstrueux ! Monstrueux ! J'ai rien compris !!!!!". L'incompréhension, c'était donc la coupable de la folie de Jésus. Folie d'aimer un monde malade ... folie du regard de tout ceux à qui il avait donné le monde. Mort, finalement, de la haine de cette folie. Et j'insistais encore plus : "il faut éduquer, détruire les modèles, poser une question comme "tu baise ?" au milieux du plus raffiné concert d'opéra. Et sourire en face du théâtre qui brûle !". Jésus, plus tranquille déjà, laissa ce biblique livre avec message de la Torah, le Coran, et il me demanda : "il va tarder longtemps, avant de brûler, ce théâtre ?". Une question qu'il ne devait pas poser ... "Oui, je crois, longtemps". Qui aurait vu en ce moment ce visage aurait compris l'impuissance des mots : "Dieu n'existe pas, oubli pour être plus fort". Jésus réouvrit ce biblique livre, le Coran, pour me lire comment Dieu créa la femme de l'homme, et comment il avait créé du chaos le ciel et la terre, à chacun ses déductions. La raison pour laquelle il me lit ça, c'était simplement pour discuter et passer le temps pendant qu'on attendait que le théâtre brûle : "tu te trompe, tu n'as rien compris". Il était surpris de ma réaction : "si on attend comme ça, le théâtre ne va jamais brûler". "Qu'est ce qu'on peut faire alors, pendant qu'on attend ?". Je souris face à cette question naïve : "tu n'as pas entendu la voix ? Nous allons draguer". Aujourd'hui le théâtre n'a pas encore brûlé.

O.Valvos

mardi 26 août 2008

Au commencement...

- Prise et incertaine - C'est ainsi jadis, que mes pupilles subjectives virent la femme au sourire pourpre. Bénit par les fantômes des cieux soit ces premiers instants de recherche de l'autre. Du choix sélectif du soi-même à lui donner. Du choix d'elle à prendre. Et je pris, surprise personnelle, tout ce que je vis alors. - Perte et enfance conservée - Regard et détournement -. Je la pris alors au même titre que la prière des Dieux que l'esprit impose. Les premiers temps ou prise solitaire. Elle était à moi selon ce dernier. Mais se faire propriété d'elle, Ô reine de la solitude perdue, brûle les mains et sonne comme un purgatoire. - Intermittence perçante - tel lame aux reflets étincelants, preuves de sa finesse mortelle.
[ La force de l'habitude ]
C'est en les vides moments cernés d'elle que je compris la nature du monstre interne au sens latin.
Des femmes vouant l'homicide du coeur, souvent au grès du corps, j'en ai connues et en soit ne le sont-elle pas toute ? Engendre mystère, la femme à la lance consumant l'âme fixe. Les symboles biologiques ne sont plus et le spectre prend place.


Joseph.K

Hommage à Giorgio Gaber

Moi, si j'étais moi,
Et Dieu pourrait l'être,
Sinon, je ne vois pas qui,
Je résoudrais toutes mes erreurs,
Plutôt non, je résoudrais
Tout ce que j'ai bien fait.
Je cracherais au ciel,
Pour me le faire tomber à la gueule,
Et je vomirais sur le bon et le beau.

Moi, si j'étais moi,
Je changerais les fées
Pour fables sur la mer,
Et regards de folie
Bougés au son des ondes.

Moi, si j'étais moi,
Je ne serais pas pacifiste,
Parce que je vivrais
Dans la réalité
La plus dure
Et cruelle existante,
Pour m'accrocher
Au bras de l'absurde
Et de la rage.

Moi, si j'étais moi,
Je tuerais tous ceux
Qui sont comme moi,
Puisque seulement
Moi et Dieu
Nous pouvons
Être moi.

Moi, si j'étais moi,
Je brûlerais les deux Lev,
Pour réaliste l'un,
Et pour naïf l'autre,
Et je ferais trembler
Artaud, Charles, Isidor
Et à nouveau Charles.

Mais moi, je ne suis pas moi.
Je suis seulement moi-même
Et société
Et littérature
Et politique
Et, pourquoi pas?
Et Dieu, peut-être...

Je me chercherais
Entre pages, poèmes et nouvelles,
Si vous me trouver...
Crier.

O.Valvos

lundi 25 août 2008

Sonnet aux miasmes de Machu


Ne peut demeurer dans l'oubli d'une nuit
Que l'heureuse félicité de nos démons.
Ainsi pense à ton aise que tu peux faire fît
De ces instants frêles, preuve que nous nous aimions.

Ces éphèméres "couplant" regards et soupirs,
Et ces ôdes au sexe nouveau, si timide
Qu'arbore une vision floue du nue à chérir
Rythmant nos respirations usés par les rides.

Ô mon ailleurs, ne réfute pas je t'en pris
Nos salives ancrés dans l'éternel vain,
Crève nos désirs mais le temps en est le prix.

Le mystère insoluble que cache tes reins
La faucheuse putréfiante poussant son cri
Et le baiser de cyanure gouttant la fin.

-------------------------------------------------------------------------------------------------

A se répeter pour panser la plaie :
-Il faut croire en la future femme inconnue
Autant qu'en l'histoire ancienne.
Cette histoire ancienne qui porte ce nom dit et répété-


Joseph.K

mercredi 20 août 2008

Ouverture interdite

Un vertige se fige
Sous son iris limpide
Et elle risque le vice
Qui s'immisce en ce triste
Sort de ma vis.

Dans son noir ce soir
Je dévoile son phare,
J'efface cet art qu'ar-
Bore sa face de far.

Elle effleure ma peur
D'une douceur de coeur
Et je meurs dans sa fleur.
Extase de rêveur !

Sa verge émerge,
Dans la mer je
Forge ma prose
Oubliant le morose.

Sans pause j'ose
Siffler sa rose.
Quand ma fausse bosse
Finit dans la fosse.

Un fois de plus,
Ma muse m'use
Ruse et fuse.
Ô ultime muse !

Joseph.K

mardi 19 août 2008

Oedipe Roi

[Chant épique en quatre vers]

Comme disait la prophétie
Oedipe, après avoir tué son père,
Alla baiser avec sa mère;
Une chiante prophétie.
O. Valvos

jeudi 14 août 2008

Machu II

Pourquoi moi ?
Machu, elle est belle et
Je l'aime sans jamais respirer le mot.
Comblé à savoir qu'elle sourit enfin,
Et déchiré à l'imaginer
Vivre sans moi.
Machu, ma définition.
Ma perdition,
D'émotion.
Mon concept.
Ma veine sans tréfle.
Mon pourpre sang.
Ma propre raison,
Floue.
Machu,
Elle,
Mon passé, mon futur,
Mais mon présent meurt
Sous le poid du silence de son ailleurs.
Ma métaphore filant au vent.
Mon horizon qui refuse le front,
Mon horizon invisible.
Machu,
Ma femme des reines
Singuliérement mienne.
Merde !



Joseph.K

jeudi 7 août 2008

100 Rimes


[ La première cendre chute, ]


Les beaux jours se consument,

Panne commune...

et interlude.

Aux odeurs de miasmes fiévreux.


[ Mon éternelle m'oublie et fredonne, ]


L'évidence crève nos yeux roses,

Là où nos lèvres s'abandonnent

Et ma pensée court vers l'autre.


[ Mon coeur crache puis s'étouffe. ]



Joseph.K

mercredi 23 juillet 2008

Hommage à Serge Gainsbourg

Les ailes de la Rolls effleuraient des pylônes
Quand m'étant malgré moi égaré
Nous arrivâmes ma Rolls et moi dans une zone
Dangereuse, un endroit isolé

Là-bas, sur le capot de cette Silver Ghost
De dix-neuf cent dix s'avance en éclaireur
La Vénus d'argent du radiateur
Dont les voiles légers volent aux avant-postes

Hautaine, dédaigneuse, tandis que hurle le poste
De radio couvrant le silence du moteur
Elle fixe l'horizon et l'esprit ailleurs
Semble tout ignorer des trottoirs que j'accoste

Ruelles, culs-de-sac aux stationnements
Interdits par la loi, le cœur indifférent
Elle tient le mors de mes vingt-six chevaux-vapeur

Prince des ténèbres, archange maudit,
Amazone modern' style que le sculpteur,
En anglais, surnomma Spirit of Ecstasy

Ainsi je déconnais avant que je ne perde
Le contrôle de la Rolls. J'avançais lentement
Ma voiture dériva et un heurt violent
Me tira soudain de ma rêverie. Merde !
J'aperçus une roue de vélo à l'avant,
Qui continuait de rouler en roue libre,
Et comme une poupée qui perdait l'équilibre
La jupe retroussée sur ses pantalons blancs

" Tu t'appelles comment ?
- Melody
- Melody comment ?
- Melody Nelson. "

Melody Nelson a des cheveux rouges
Et c'est leur couleur naturelle.


Serge Gainsbourg, Melody, 1971.

mardi 15 juillet 2008

lundi 14 juillet 2008

Petit suicide quotidien

Il se leva ce matin de printemps, tôt, comme toujours. Il prit sa douche, très chaude, comme toujours. Il mangea son petit-déjeuner, un petit croisant et un café seul très sucré, comme toujours. Et il ouvrit la fenêtre pour laisser passer le soleil du matin dans le salon, comme toujours. Il regarda dehors et pensa que ça allait être une journée normale, sans surprises, comme toujours, et ce fut exactement comme ça, comme toujours.

O. Valvos

dimanche 13 juillet 2008

P...

[ Pointilleux. Point. ]
Philanthrope prétentieux pourri par Paris.
Putain de parricide par apanage.
[ Perdition. Point. ]


Joseph.K

samedi 12 juillet 2008

Machu

Machu est un concept. Elle n'est palpable et visible que par mes mains infirmes et mes yeux aveuglés.
Machu ne touche pas le coeur, elle transperce l'âme.
Machu c'est l'espoir, c'est le doute. Elle est autre. Je ne peux, Ô moi grand narrateur omniscient, lire en elle.
Machu c'est l'humanisation de Dieu, et du Diable aussi. Elle leur apprendrais l'interrogation. En vivant comme elle le fait, seulement.
Machu c'est l'amour. L'unique, la cicatrice invisible mais profonde, spirituelle mais douloureuse. Cicatrice aux hémorragies incontrôlées.
Machu c'est la passion. Celle qui prend et surprend. La timidité passionnelle d'une intimité couverte sous un drap de soie.
Machu c'est la vie. L'inexistence totale de ce qu'on ne sait pas. C'est la peur. La vie comme un amas de peur, peur de ce qu'on ne connait et ne comprend pas.
C'est cela Machu. C'est la mort. Ce qui n'existe pas pour soi est mort. Machu c'est savoir cela et peut-être même l'accepter.
Machu c'est apprendre à vivre.
Voyez Machu comme une femme. Une rêveuse pragmatique. Elle veut se laisser porter par ses rêves mais "parfois il faut être pratique". Un "parfois" aux sonorités d'un "toujours".
Machu trouve sa singularité dans son universalisme. Il est douloureux de contenir le monde entier en soi.
Mélangez ce tout qui fait le monde et vous obtiendrais l'unique.
Machu quand elle dort, pleure sans larme. Il n'est pas de meilleur livre ouvert que le visage dormant. Et Machu semble pleurer, souffrir de ce poid qu'est le monde.
Il est difficile d'être Machu, peut-être autant que de l'aimer.
Les autres aiment Machu comme on aime la couleur d'un fruit sans y avoir gouté l'hydromel. Cette couleur qui illumine la nuit et assombrit le jour.
Personne ne connait Machu comme je la connais. Non pas que ma connaissance d'elle soit meilleure mais différente. A moins que ce soit encore l'interprétation subjective qui se joue de moi.
Je lui cris mes murmures à l'oreille : "Machu..." Je l'appelle ainsi sans cesse, comme pour la ramener à moi.
Je l'aime. Pas comme on dit "je t'aime". Je l'aime plus sincèrement que ce frêle et fourbe mot.
Je la vie, je la pense, je l'inhale, je la vole. Sans cesse. Il faut toujours la voler ou c'est elle qui s'envole, c'est elle qui prend son envol, et cela est le mieux, tout égoïsme mis à part.
Machu glisse entre les doigts, et la rattraper est le bonheur qui fait une existence. Heureux qui comme moi a vécu plusieurs vie à ses cotés...
... Et je ne sais si je suis déjà mort.



Joseph.K

mercredi 9 juillet 2008

Hommage à Vladimir Nabokov

[En parlant des Carnets du sous-sol de Fedor Dostoïevski]

L'homme décrit par lui vit seulement comme un maniaque, avec un comportement embrouillé. Les médiocres imitateurs de Dostoïevski, comme Sartre, un journaliste français, on perpétué cette tendance jusqu'à aujourd'hui.

Vladimir Nabokov, Leçons de littérature russe, 1981.

samedi 5 juillet 2008

mercredi 2 juillet 2008

Divers Vomissements Désunis

-Boites de nuit-

Dans les nausées de néons et nocturnes,
On y voit, on y sent, on y palpe
Ceux-là même, les imbéciles taciturnes
S'y dévoilent pour se glisser dans l'urne.

-L'ancien temps-

Pourrions-nous déguster vos lustres ?
J'entends votre temps, l'ancien, le beau
Celui que vous enfermez en vos tombes rustres.
Morts égoïstes rendez-nous votre temps, le faux.

Là où le talent, merveille humaine et seulement,
N'était pas une preuve, ou un amas, ou une porte.
Là où le talent, père d'égoïsme, ne fût que votre.
ici les chiens n'ont plus d'église et l'amour, cet effleurement.

-Katerina-

Katerina aime le jazz, elle n'aime que ça. Le point de vue n'est pas musical. Katerina aime le jazz, elle n'aime que ça. Katerina n'aime pas la drogue, et la viande, et les écologistes, et les livres, et les autres, même pas ceux qui crachent le jazz qu'elle aime tant. Mis à part la subjectivité de ses goûts misanthropes, elle est affreusement normale. C'est ainsi, et c'est pourquoi elle n'aime que le jazz. Le jazz n'est plus normal. Alors elle se force. Katerina n'aime pas le jazz. Mais elle veut l'aimer. Le jazz, si il est, aime katerina, mais alors il n'aime pas seulement elle. Katerina n'aime que le jazz. Elle est fidèle Katerina, pas par nature, personne ne l'est ainsi, mais par principe. Le jazz est naturel.

-Eloïse-

Eloïse est un spécimen, un préquel de femme communément rare. Cette rareté que partagent la plupart des femmes, ou futurs, de notre temps, et qui la détruisent à force de la partager, cette rareté. En deuil de cet espoir féminin, je le suis à sa vue. Elle est belle et frêle. Ou fine, oui fine. Pas maigre, fine, son visage est d'une finesse agréable. Il y manque quelque chose. Ce "je ne sais quoi" que chaque homme digne d'une femme se doit de quêter en elle tel le Saint-Graal. Elle n'adhère pas à ce point de vue Eloïse. Il est insultant. La critique est insultante tant qu'on ne peut y déceler un mal positif tel un égoïsme bienfaiteur.

-Un dimanche à vomir-

Ici et là
L'autre d'ici bas, l'autre moi
Vomit à en perdre son amour.
Son bucolique déborde, dégouline,
ce n'est qu'une femme fine
Qui comme toi, moi, lui, goutera au four.

Je t'envie âme morne,
La première est l'ultime
L'ultime n'est rien
L'entre deux se noie du sien.
Au mieux il n'y restera qu'une rime.

Aimer nous a tué. Baudelaire,
Avait cela de vrai que les reines
Accourent, sautent puis fuient dans l'air.
Il n'y a que les charognes et les lesbiennes.

Je t'envie âme morne, rogne
Tant que tu veux, tant que tu peux.
L'ultime n'est pas offerte.
Ode aux seuls désirs peureux, poreux, pour eux.
Tu ne m'appartiens pas.


Joseph.K