« Nous nous moquons des curiosités et des espoirs de quelques amateurs, de quelques marchands, de tous les esthètes. Nous cherchons des complices.» Paul Nougé
vendredi 16 janvier 2009
Tic
mercredi 14 janvier 2009
Auto-décensure
"Dieu est, donc l'homme est esclave. L'homme est libre, donc il n'y a point de Dieu. Je défie qui que ce soit de sortir de ce cercle, et maintenant, choisissons."
Mikhaïl Aleksandrovich Bakounine
"Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent"
Léo Ferré
En alexandrin ou de trop d'hérétiques.
Alors brisons, prosons les flics
Par provoc' l'ami
C'est aussi liberté de briser pour briser.
La révolte pour elle même conçoit le légitime.
C'est déjà ça pas vrai ?
Trop de nuits rouges, ou vertes
Passionées avec Marie-Jeanne
Face aux forces mieux vaut l'inerte
Que de gueuler pour le dernier âne.
C'est déjà ça pas vrai ?
Moi, comme le blanc corbeau
"J'peux pas saquer les drapeaux
Quoi qu'le noir soit le plus beau"
L'opium du peuple mute
C'n'est plus Dieu qui deal
C'est la pub en rute
Glorieuses marques de futes
Aux explicites imbéciles
Que la musique destine.
Or je flanne en Led Zeppelin
Et Ferré hurle encore
En ma grotte et assassine.
C'est déjà ça pas vrai ?
J'aurais d'autres choses
Que les moindres rires
Ecrivons pour l'ombre en prose
De préférence pour le libre
Arbitraire surtout pour le pire.
Il nous reste le rap
La Rumeur dit que ces Assassins
De la verve sont ceux qui frappent
Et les seuls encore avant la fin.
C'est déjà ça pas vrai ?
Du haut je mire les lignes de crayons et devine les coups de gomme du passé rouge et non de passion diurne, l'urne se fend et ne cicatrise plus, c'est à l'hémoragie des automates ou cons - quel est pire ? - que je salive mon encre évaporable ma haine que le vent condamne comme le sable.
que les paumes se closent
les doigts ouverts.
Mais je me fous de vous,
je suis votre gangrène
et mon hydromel.
Joseph.K
mardi 13 janvier 2009
Prose fiévreuse
Ça se défenestre et ça crie"
Léo Ferré
Poète et pourtant
Qui l'ose ?
Je me sais et me veux
Mauvais ; je le dirais ainsi
Je suis mauvais poète.
Peut-être parfois, souvent
Le "mauvais" s'omettra mais
Je le saurais et vous le verrais.
Ainsi
Je puis conter deux lesbiennes
Qui de rires et de silences,
Face à moi se prennent
Je sirote un café
Quant au soleil d'eau au beaux yeux qu'elles s'échangent.
Elle n'est pas belle
Elle n'est pas belle
Elles sont belles.
A mourir que de se dire
Que mon exception est leur ritournelle
Et je lis Blaise,
Pour la rime et les régles
Nous dirons qu'elles braisent.
J'échine ou je rêve ?
Peu importe, leur nudité
Est ma certitude, ma trêve.
Si elles s'interdisent à mes yeux
Ma plume les dérobe, les salie, les prose et d'autres
Interdites choses.
C'est la paume close que j'ose l'écrin rose ;
Le morose souple en un fondu enchainé
De boulets à chairs fumantes de l'éternité de nos offrandes.
Au coeur des chiens battus on y cerne plus de mélancolie que dans l'extase d'un sexe agonisant de synonymes orifices.
Et mes Delphine et Hippolyte
Courent et me laissent nu
L'anti-poétique codé et phallique à l'air
Libre comme le désert mini que Paris a laissé aux marrons et noirs.
Un Banc-lieu public d'où bécote parait-il -
J'y cache mon secret physique, celui de tous offert au choisi et Vice-
Mon Versa inachevé.
lundi 12 janvier 2009
Amours sans "s"
Amour, un beau mot,
Un mot avec des lettres,
Servant à faire des phrases ...
Les mots à présent sont morts,
On devrait les dessiner
Les cacher dans un beau tombeau,
Dans un cercueil sans cerises.
L'Autodafé
- L'oncle dit vénérer Ferré
Et l'oxymore du moderne
Qui se fout de crier l'inverse
De c'qu'il est ; ceux qui bernent
A l'argent, à l'anarchie crevé
De trop de monnaies qui bercent.
Moi je remercie Poésie
Assassine des cons en mi
Majeur ; tueuse de règles.
Moi je hurle [...]
Pas la vierge mais presque,
Pas la reine mais ses restes.
Au soleil moderne ce sont
Leur pub d'image à lumière.
Et des cendres nous sommes fiers
Nos mots consument les rimes.
NOUS SOMMES FORTS, c'est fini l'abîme.
Et là nous devons jeter l'iris
Mes amis, à bâbord
TOUTE, faire le tri des Miss
FRANCE tu prends à tord
Tes doux restes d'écrits.
MOI JE CREVE LES DIEUX
Où le seul, à toi de voir ami d'antan révolu de révolution à sang à feu nous sommes les yeux
QUI BRULENT
Les envieux
Morts d'échines pointées vers rien.
MOI JE CROQUE VOS SEINS
les interdits les beaux les frêles
les miennes
les saines les perles
qui brillent et qui saignent.
- Il est vrai que je meurs aussi à rayons doux et fiévreux, que je perds les hanches en du métal rouge comme les ongles des fusils mais je purge encore l'enfer des livres.
- Que l'on m'autodafe.
Joseph.K
dimanche 11 janvier 2009
Hommages à Iggy Pop & Antonio Vivaldi
Au dessus des arrières déchirés de la ville
Et tout semble bien ce soir
au souffle rude d'un vent terrible,
Courir, taper des pieds à tout moment
Et, dans l'excessive froidure, claquer des dents
Je regarde dans les yeux de la fille du sud
Tombe profondément amoureux dans le monde souterrain
Le pouvoir cru est sûr de venir courir vers toi
De peur de tomber, contourner,
Chaque nuit en ville, chaque nuit en ville
Je sombre, je sombre, palpitant
Se relever sur la glace et courir vite
Avant que la glace se rompe et se disloque.
Iggy Pop, The Passenger, 1977.
Antonio Vivaldi, L'Inverno (Sonnet), 1725.
samedi 10 janvier 2009
Même Avec Rien Il Eternise
Deux soleils comble du regard
à l'agonie
de soi.
Elle, seule et seulement seule, se perle en vagues légères ; c'est un peu d'elle qu'elle perd en écumes pudiques.
Elle, torve les pauvres âmes hydropiques de ses coups. Ce maso c'est moi.
Je suis le suicidé à son cou,
La rime de ses cris,
La cible de ses reins,
Le serpent qui glisse au sein.
Je la garde et l'observe en mes mots - en ceci, en celà - quand elle crayonne au sang les âmes de marbre noir qu'elle siffle de ses lignes, de ses courbes qu'aimerait
feu Man Ray.
Et ses démons voyent Dieu
Dans les mares en sang de cieux -
vendredi 9 janvier 2009
John Cassavetes
De soi en soie et sur sans sang
Quand la route irritée crève en gris.
Aux races en fusion, aux êtres en mouvement
Trop de cadres mouvants pour ne pas s'en mourir.
C'est la femme sans influence, de bataille
En paix, c'est la foi en errance
Et du lien se fume en faille.
C'est la bite en focale,
Invisible mais bien pâle,
De l'échine au sein,
Du génie et sa Gena
Qui pleurent tant de riens
samedi 3 janvier 2009
La femmes avec un "s"
Chantons les à l'unissons, là
Je l'aime autant
elle me chante " Et mon copain rentre tôt,
va et retourne toi"
Ce n'est que le temps qui s'est trompé,
Mais comment peux tu me regarder
comme si je n'étais qu'un
de ceux que tu as fait ?
quand nous faisions l'amour ?
pour toujours.
et fuir. Le Tout le peut bien mieux.
Je ne t'embrasserais que soul
dans un bar à comptoir gluant
et de nous, et de rien, fou.
Je t'aime puis me fantôme, c'est la norme.
j'n'aime que l'beau.
jeudi 1 janvier 2009
Des autres
- Je suis vos dégouts inavoués, désirés.
- Je coule, je coule en vos cerveaux de béton fébrile.
- Je suis création, et l'unique mienne.
etc, etc...
Nous pourions écrire
Que je frêle vos désirs en un lac flou,
Que nos rimes s'embrasent en gel tempétueux,
Qu'il boit son sang pétrit par le sable trop rugueux.
L'immobile forme le Tout de ces néant.
La coupe mobile dans le Tout s'estompe au grés, en biais ou par le biais de leurs loups qu'ils cachent, tous, tous et eux.
Ceci n'est pas une pipe ?
On peut mourir d'une pipe ?
Ou quand l'art s'électrocute en écho de sa Lou vaguante...
C'est une histoire de prisme au couleurs à transsubstituer. Je subconsciente. Posons nous le bleu des textes espérants nos êtres.
Ceci n'est pas un surréalisme vouant le sens déraisonné simili assertion de l'âme. Ceci est l'unique ciel directeur :
ne levez plus l'iris, son poid rend hydrophique la recherche à finalité glissante de l'interne flottement, air libre.
D'où est torpeur ?
Joseph.K
mercredi 24 décembre 2008
lundi 22 décembre 2008
Petit essai d'une fable bioux
Trouva maître Corbeau
D'un arbre percher.
Il pleurait et pleurait,
Pauvre oiseau au plumage lumineux.
"Maître Corbeau, cher seigneur,
D'où vient votre malheur ? "
Demanda le Bioux les larmes aux yeux.
"Le renard, salaud et fourbe
Vient de me voler mon fromage.
J'ai trop parlé, ça ne va plus jamais arriver"
Quod the raven, "Nervermore".
Le Bioux, sage et honnête,
Alla chercher le voleur,
Pris le Renard
Et le noya dans le lac.
La morale de la fable est claire,
Même si vous êtes, ô Renard
La star du monde médiéval,
Vaut mieux ne pas faire pleurer un corbeau
Faute de faire fâcher un bioux
Ou même Poe.
vendredi 19 décembre 2008
Abymes subjectives
Et Gide pleure et Gide pleure juqu'à rubicond,
et Angelo Badalamenti sonne, tiraille
d'un excés d'oeil torve poussant le cri dolant
de nos oeuvres éparses.
Ma poésie laudative est assertion.
Que mes mots soit le Styx de ta torpeur.
dimanche 14 décembre 2008
L'Idiot et/ou le poète
samedi 13 décembre 2008
Les limbes
mercredi 10 décembre 2008
Réflexions à propos de Fernand Deligny
- "Le langage ne peut pas tout dire. La preuve il ne peut pas dire ce que c'est que l'image [...] le mot qui s'oppose le plus facilement au langage c'est l'image"
- ...
- Fernand Deligny récuse le verbe filmer. Pour lui, le film est le matériau, c'est la caméra qui est l'outil. Or, seul le nom de l'outil peut devenir un verbe : marteau-marteler ; caméra-camérer.
mardi 9 décembre 2008
La Danseuse de Mallarmé
"une danseuse, ce n'est pas une femme qui danse"
Alors je reprend ma peinture, mon film ou mon poème avec ce sujet, dorénavant abstrait, qu'est la danseuse. L'impression s'image sous un doux crescendo : - je ne regarde plus ; - je ne vois plus ; - je commence à ressentir. Ha ! Je ressens, maintenant que j'oublie à communiquer, je ressens. Etrange qu'il ne fut pas là, ce ressenti, lorsque je voulais montrer.
Bien, alors le principal, celui que l'on croit bien souvent inaccessible, est fait, il ne reste plus qu'a "retranscrire". Cela parait alors bénin, je n'ai plus rien à faire, le ressenti s'en occupera, il en a besoin. Une fois son existence engendrée et quasi-palpable, l'éjaculation est nécessaire. L'essence d'une dite-oeuvre est ainsi et seulement : besoin. Et n'est qu'une démonstration de plus d'un fait bien connu que ce texte.
Ceci est ma danseuse.
dimanche 7 décembre 2008
De quand j'étais anarco-syndicaliste (Lautréamonie)
lundi 1 décembre 2008
HAIKU en vers libres (donc, pas du tout haikus)
Je plonge sans hésiter
Dans la haine pour la haine.