vendredi 16 janvier 2009

Tic


Je me livre au sens des mots, au goût du temps vécu qu'impose en exergue le sourire
désertique.
C'est ici, seulement et pourquoi, assis et roi, penché aux théories frénétiques, mais toujours
théoriques.
Le putsch de l'âme résonne ; elle ne veut plus de ces corps et horizons
anachroniques.
Il faut faire de l'ordinateur, de la mode, du rapide ; une hypothèse
numérique.
Quand la culture s'offre on n'en veut plus, on lui crache de face et s'endort trop lasse ; c'est le paradoxe du
pratique.
C'n'est rien, appuyons sur "ON" et la télé bourdonne ; puis agite tout son
fric.
Pleure avec moi mon feu ami, de nos jours, constate ! la rime
irrite.

Joseph.K

mercredi 14 janvier 2009

Auto-décensure


"Dieu est, donc l'homme est esclave. L'homme est libre, donc il n'y a point de Dieu. Je défie qui que ce soit de sortir de ce cercle, et maintenant, choisissons."
Mikhaïl Aleksandrovich Bakounine

"Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent"
Léo Ferré

Au commencement Dieu se méfia de logique
En alexandrin ou de trop d'hérétiques.
Alors brisons, prosons les flics
Par provoc' l'ami
C'est aussi liberté de briser pour briser.
La révolte pour elle même conçoit le légitime.
C'est déjà ça pas vrai ?

Trop de nuits rouges, ou vertes
Passionées avec Marie-Jeanne
Face aux forces mieux vaut l'inerte
Que de gueuler pour le dernier âne.
C'est déjà ça pas vrai ?

Moi, comme le blanc corbeau
"J'peux pas saquer les drapeaux
Quoi qu'le noir soit le plus beau"

L'opium du peuple mute
C'n'est plus Dieu qui deal
C'est la pub en rute
Glorieuses marques de futes
Aux explicites imbéciles
Que la musique destine.
Or je flanne en Led Zeppelin
Et Ferré hurle encore
En ma grotte et assassine.
C'est déjà ça pas vrai ?

J'aurais d'autres choses
Que les moindres rires
Ecrivons pour l'ombre en prose
De préférence pour le libre
Arbitraire surtout pour le pire.

Il nous reste le rap
La Rumeur dit que ces Assassins
De la verve sont ceux qui frappent
Et les seuls encore avant la fin.
C'est déjà ça pas vrai ?

Du haut je mire les lignes de crayons et devine les coups de gomme du passé rouge et non de passion diurne, l'urne se fend et ne cicatrise plus, c'est à l'hémoragie des automates ou cons - quel est pire ? - que je salive mon encre évaporable ma haine que le vent condamne comme le sable.

Vivement
que les paumes se closent
les doigts ouverts.

Mais je me fous de vous,
je suis votre gangrène
et mon hydromel.

Joseph.K

mardi 13 janvier 2009

Prose fiévreuse

"On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie"
Léo Ferré
Je me sais et me veux
Poète et pourtant
Qui l'ose ?
Je me sais et me veux
Mauvais ; je le dirais ainsi
Je suis mauvais poète.
Peut-être parfois, souvent
Le "mauvais" s'omettra mais
Je le saurais et vous le verrais.

Ainsi
Je puis conter deux lesbiennes
Qui de rires et de silences,
Face à moi se prennent
Je sirote un café
Quant au soleil d'eau au beaux yeux qu'elles s'échangent.
Elle n'est pas belle
Elle n'est pas belle
Elles sont belles.
A mourir que de se dire
Que mon exception est leur ritournelle
Et je lis Blaise,
Pour la rime et les régles
Nous dirons qu'elles braisent.

J'échine ou je rêve ?
Peu importe, leur nudité
Est ma certitude, ma trêve.
Si elles s'interdisent à mes yeux
Ma plume les dérobe, les salie, les prose et d'autres
Interdites choses.
C'est la paume close que j'ose l'écrin rose ;
Le morose souple en un fondu enchainé
De boulets à chairs fumantes de l'éternité de nos offrandes.
Au coeur des chiens battus on y cerne plus de mélancolie que dans l'extase d'un sexe agonisant de synonymes orifices.

Et mes Delphine et Hippolyte
Courent et me laissent nu
L'anti-poétique codé et phallique à l'air
Libre comme le désert mini que Paris a laissé aux marrons et noirs.
Un Banc-lieu public d'où bécote parait-il -
J'y cache mon secret physique, celui de tous offert au choisi et Vice-
Mon Versa inachevé.


Joseph.K

lundi 12 janvier 2009

Amours sans "s"

Et voila que je vais parler d'amour.
Amour, un beau mot,
Un mot avec des lettres,
Servant à faire des phrases ...

Les mots à présent sont morts,
On devrait les dessiner
Les cacher dans un beau tombeau,
Dans un cercueil sans cerises.

Génial de voir AMOUR
Écrit dans un cercueil,
Où pousseront des fleurs noircies
Par ce mot à l'air maladif.
Je suis content de ce tombeau.
Voilà une bière à boire
Avec orgueil,
Avec bonheur,
En y pensant ;
Je souris, vous savez ?
O. Valvos

L'Autodafé

  • L'oncle dit vénérer Ferré

Et l'oxymore du moderne

Qui se fout de crier l'inverse

De c'qu'il est ; ceux qui bernent

A l'argent, à l'anarchie crevé

De trop de monnaies qui bercent.


Moi je remercie Poésie

Assassine des cons en mi

Majeur ; tueuse de règles.

Moi je hurle [...]

Pas la vierge mais presque,

Pas la reine mais ses restes.


Au soleil moderne ce sont

Leur pub d'image à lumière.

Et des cendres nous sommes fiers

Nos mots consument les rimes.

NOUS SOMMES FORTS, c'est fini l'abîme.


Et là nous devons jeter l'iris

Mes amis, à bâbord

TOUTE, faire le tri des Miss

FRANCE tu prends à tord

Tes doux restes d'écrits.


MOI JE CREVE LES DIEUX

Où le seul, à toi de voir ami d'antan révolu de révolution à sang à feu nous sommes les yeux


QUI BRULENT

Les envieux

Morts d'échines pointées vers rien.


MOI JE CROQUE VOS SEINS

les interdits les beaux les frêles

les miennes

les saines les perles

qui brillent et qui saignent.


  • Il est vrai que je meurs aussi à rayons doux et fiévreux, que je perds les hanches en du métal rouge comme les ongles des fusils mais je purge encore l'enfer des livres.
  • Que l'on m'autodafe.


Joseph.K



dimanche 11 janvier 2009

Hommages à Iggy Pop & Antonio Vivaldi

Je vois le ciel lumineux et creux
Au dessus des arrières déchirés de la ville
Et tout semble bien ce soir

Trembler violemment dans la neige étincelante,
au souffle rude d'un vent terrible,
Courir, taper des pieds à tout moment
Et, dans l'excessive froidure, claquer des dents

Je regarde dans les yeux de la fille du sud
Tombe profondément amoureux dans le monde souterrain
Le pouvoir cru est sûr de venir courir vers toi

Marcher sur la glace, à pas lents,
De peur de tomber, contourner,

Chaque nuit en ville, chaque nuit en ville
Je sombre, je sombre, palpitant

Marcher bravement, tomber à terre,
Se relever sur la glace et courir vite
Avant que la glace se rompe et se disloque.


Iggy Pop, The Passenger, 1977.
Antonio Vivaldi, L'Inverno (Sonnet), 1725.

samedi 10 janvier 2009

...

...

Même Avec Rien Il Eternise

Elle est avant tout rayon noir
Deux soleils comble du regard
à l'agonie
de soi.

Elle, seule et seulement seule, se perle en vagues légères ; c'est un peu d'elle qu'elle perd en écumes pudiques.
Elle, torve les pauvres âmes hydropiques de ses coups. Ce maso c'est moi.

Je suis le suicidé à son cou,
La rime de ses cris,
La cible de ses reins,
Le serpent qui glisse au sein.
Je la garde et l'observe en mes mots - en ceci, en celà - quand elle crayonne au sang les âmes de marbre noir qu'elle siffle de ses lignes, de ses courbes qu'aimerait
avoir signé
feu Man Ray.

- Sa main d'oeuvre c'est les yeux
Et ses démons voyent Dieu
Dans les mares en sang de cieux -

Joseph.K

vendredi 9 janvier 2009

John Cassavetes


De soi en soie et sur sans sang
Quand la route irritée crève en gris.
Aux races en fusion, aux êtres en mouvement
Trop de cadres mouvants pour ne pas s'en mourir.

C'est la femme sans influence, de bataille
En paix, c'est la foi en errance
Et du lien se fume en faille.

C'est la bite en focale,
Invisible mais bien pâle,
De l'échine au sein,
Du génie et sa Gena
Qui pleurent tant de riens
En un rire sans raccord.

Joseph.K

samedi 3 janvier 2009

La femmes avec un "s"

Mes femmes, c'est un peu Une sous influence.
Chantons les à l'unissons, là
préférence,
va et retourne toi.

Je l'aime autant
que je la baise
et seulement.
Tout à propos,
elle me chante " Et mon copain rentre tôt,
va et retourne toi"

Ce n'est que le temps qui s'est trompé,
Mais comment peux tu me regarder
comme si je n'étais qu'un
de ceux que tu as fait ?
Pourquoi pleurais tu,
quand nous faisions l'amour ?
Ne crains rien, je ne suis pas
pour toujours.
Je peux tout promettre
et fuir. Le Tout le peut bien mieux.

Je ne t'embrasserais que soul
dans un bar à comptoir gluant
et de nous, et de rien, fou.

Je t'aime puis me fantôme, c'est la norme.
Je t'aime juste à temps.
Créve sans moi,
j'n'aime que l'beau.

Au demeurant, toi qui a tant bousculé mes larmes d'encre, toi qui pousse un peu ta corne, sache que...

Joseph.K

jeudi 1 janvier 2009

Des autres

"Le préjugé demeure on l'appelle slogan"
Louis Aragon
.
D'abyme que je sais assertion onthologique d'un ça assumé, plonge et tiraille les échos des horizons trop connus pour ne pas être que survolés.
Le Styx de vos torpeur
résonne en l'encre sous-jacente
Le cadre s'effleure
en mouvement d'errante.
Le mal d'aurore a chanté ses tables d'opération avant nous, quand les fleurs noires bourgeonnaient ses lesbiennes en douces furies.
Moi je crache un sang affilié et l'observe se ruer d'une rare verticalité, mondaine trop frêle.
  • Je suis vos dégouts inavoués, désirés.
  • Je coule, je coule en vos cerveaux de béton fébrile.
  • Je suis création, et l'unique mienne.

etc, etc...

Nous pourions écrire

Que je frêle vos désirs en un lac flou,

Que nos rimes s'embrasent en gel tempétueux,

Qu'il boit son sang pétrit par le sable trop rugueux.

L'immobile forme le Tout de ces néant.

La coupe mobile dans le Tout s'estompe au grés, en biais ou par le biais de leurs loups qu'ils cachent, tous, tous et eux.

Ceci n'est pas une pipe ?

On peut mourir d'une pipe ?

Ou quand l'art s'électrocute en écho de sa Lou vaguante...

C'est une histoire de prisme au couleurs à transsubstituer. Je subconsciente. Posons nous le bleu des textes espérants nos êtres.

Ceci n'est pas un surréalisme vouant le sens déraisonné simili assertion de l'âme. Ceci est l'unique ciel directeur :

ne levez plus l'iris, son poid rend hydrophique la recherche à finalité glissante de l'interne flottement, air libre.

D'où est torpeur ?

Joseph.K

mercredi 24 décembre 2008

lundi 22 décembre 2008

Petit essai d'une fable bioux

Un Bioux allant à la pèche
Trouva maître Corbeau
D'un arbre percher.
Il pleurait et pleurait,
Pauvre oiseau au plumage lumineux.
"Maître Corbeau, cher seigneur,
D'où vient votre malheur ? "
Demanda le Bioux les larmes aux yeux.
"Le renard, salaud et fourbe
Vient de me voler mon fromage.
J'ai trop parlé, ça ne va plus jamais arriver"
Quod the raven, "Nervermore".
Le Bioux, sage et honnête,
Alla chercher le voleur,
Pris le Renard
Et le noya dans le lac.

La morale de la fable est claire,
Même si vous êtes, ô Renard
La star du monde médiéval,
Vaut mieux ne pas faire pleurer un corbeau
Faute de faire fâcher un bioux
Ou même Poe.

O. Valvos

vendredi 19 décembre 2008

Abymes subjectives


Et Gide pleure et Gide pleure juqu'à rubicond,
et Angelo Badalamenti sonne, tiraille
d'un excés d'oeil torve poussant le cri dolant
de nos oeuvres éparses.

Ma poésie laudative est assertion.
Que mes mots soit le Styx de ta torpeur.

Joseph.K

dimanche 14 décembre 2008

L'Idiot et/ou le poète


Je veux souffrir
Que le monstre revienne qu'il me prenne qu'il me chante
Qu'il me hurle au ventre
Et me contemple.

Imaginons ; puisque c'est ce que nous faisons de mieux :
Léon Nicolaïevitch Muichkine a peut-être bien lu l'Idiot.
C'EST DANS LA CONTRADICTION QUE LE SENS S'EVEILLE.
Contemplons ; puisque c'est ce que nous dérisons le plus.

Et l'autre qui chante là comme il pisserait toute sa panse de martyr d'une nuit. Allongé sur le pavé brillant de rosé en avance de sa matinée normative il ne veut que contempler et
Priver
Manquer
Frissonner
Crier en son âme et seulement
Puis perdre son orange dégout alcoolique d'un rejet bref et inodore de préférence, c'est qu'il doit rejoindre.
Sans cesse, alors il boit, puisque sans cesse, sans cesse il doit rejoindre ici et là ou même ailleurs, surtout ailleurs.
Loin de son verre, qui l'emmène bon gré mal garé, au pays d'Alice, cette sainte putain au sourire qui tangue autant que vie d'ivrogne.
Ha ! Un premier et ultime murmure jaillit de sa langue humide, écoutons puisque c'est tout ce que nous avons à faire :
" Le poète est idiot, le poète est idiot, le poète est idiot... et Dieu, s'il fût, qu'il a raison... "


Joseph.K

samedi 13 décembre 2008

Les limbes


Du viol ; 
Le viol est limbe d'un temps aux aiguilles usées et tombantes
Et ça hurle et ça stride,
Ca tranche de rides
Et ça prive de l'offrande.

Et merde.
Et mer de sang éternelle en larmes
Des armes, des armes chante t-il 
Jusqu'à user le puéril
Du viol, du viol

Le viol est limbe, etc, etc... 

Et c'est Era qui siffle au dos
Au doctrine, au savoir, au rein, 
Rimbaud et les autres sont mort au viol ailé.
Eli méne sa quéte
Et l'hymen s'éclate.

Le viol est limbe, etc, etc... 


Joseph.K

mercredi 10 décembre 2008

Réflexions à propos de Fernand Deligny

  1. "Le langage ne peut pas tout dire. La preuve il ne peut pas dire ce que c'est que l'image [...] le mot qui s'oppose le plus facilement au langage c'est l'image"
Fernand Deligny* dans A propos d'un film à faire

Ce qui est intéressant c'est que plus tard dans le film, Deligny cite Bazin, le même qui a affirmé et prouvé tout le long de sa vie que "le cinéma est un langage"** ! Et voilà, que Deligny ose affirmer que l'image s'oppose au langage. Comprendrait-on que le cinéma muet n'était pas langage, qu'il ne disait rien ? Alors pourquoi définissons nous les films de David Wart Griffith*** comme les premiers films en tant qu'art ? Alors certes oui, on peut dire que ce qui fait le cinéma art et langage c'est le montage. Soit ! Alors reprenons Deligny, quelques minutes avant ceci affirmant que "les mots [...] sont comme des nébuleuses de sens, divers, contradictoires". Ainsi donne t-il l'exemple du mot "asile" ( asile politique / asile de fou ). Jusque là tout va bien comme dirait La Haine. Mais alors pourquoi monsieur Deligny ne considère pas ce fait énoncé plus tôt et par lui-même ? Le mot langage aussi est une nébuleuse, il n'est pas qu'écrit ou oral, que dire sinon de la langue des signes, cette dernière n'est qu'une image, mais aussi un langage. Un langage peut signifier autrement que par les mots, nom de Dieu qu'il parait puéril de devoir ré-affirmer cela...


  1. ...
  2. Fernand Deligny récuse le verbe filmer. Pour lui, le film est le matériau, c'est la caméra qui est l'outil. Or, seul le nom de l'outil peut devenir un verbe : marteau-marteler ; caméra-camérer.

Ha celle-la il fallait la sortir aussi ! Alors que Gilles Deleuze**** parle de concepts, que l'artiste, contrairement à l'artisan, crée une idée ancrée dans un domaine, comment peut-on affirmer que le verbe artistique doit être originel de l'outil ? Je ne stylote pas, je n'appareil-photographie pas, je ne pinceaute pas... Pourquoi ? Parce que l'outil n'est rien dans ces activités, il n'est qu'un intermédiaire entre soi et le support. Il n'est que technique ! Alors oui je martèle, parce qu'à ce moment là je suis artisan, mais je ne camére pas parce que qu'en faisant cet acte, j'englobe un tout, un acte de création dont je ne suis qu'à un instant intermédiaire ( quand je filme, tout est écrit et pensé et il faut monter ensuite ). Donc je filme.
Alors il est bien beau d'inventer des concepts pour suivre la volonté de Deleuze ( un philosophe est un créateur de concept***** ) mais philosopher pour philosopher... Mon cul sur la commode******...


*Fernand Deligny : philosophe grâce à lui (par envie d'être)
** cf. Qu'est ce que le cinéma ?
***David Wart Griffith : cinéaste raciste et génialissime (comme quoi...) des années 10
****Gilles Deleuze : philosophe malgré lui (par besoin, tel un artiste)
*****cf. Qu'est ce que la création ?
****** "Mon cul sur la commode" : expression de Dieudonné M'Bala M'Bala signifiant l'inutilité d'un propos pourtant ambitieux


Joseph.K


mardi 9 décembre 2008

La Danseuse de Mallarmé



"une danseuse, ce n'est pas une femme qui danse"

Stéphane Mallarmé

Prenons cette phrase comme doctrine, comme base fondamentale, comme fondation inébranlable. Et tout ceci, pour l'Art. Ici est alors montré, si ce n'est démontré ( cf. l'oeuvre complète de Mallarmé ! ) la nuance aux allures dantesques qu'apporte l'art et sa différenciation abstraite, mais concrétisée ici et depuis, avec le "non-art".
Je dessine, je peint, je photographie, je filme ou même j'écris une femme qui danse ; alors je représente, j'imite, je montre et donc je communique un fait à un moment donné. Mais Gilles Deleuze n'affirme-t-il pas que "l'oeuvre d'art n'a rien à voir avec la communication" ? "Rien à voir", comme si cette expression commune prenait ici un sens littéral et ainsi que l'art ne doit pas même regarder, voir ou considérer la communication. Elle n'y verra rien qu'un néant, au mieux un écho.
Alors je reprend ma peinture, mon film ou mon poème avec ce sujet, dorénavant abstrait, qu'est la danseuse. L'impression s'image sous un doux crescendo : - je ne regarde plus ; - je ne vois plus ; - je commence à ressentir. Ha ! Je ressens, maintenant que j'oublie à communiquer, je ressens. Etrange qu'il ne fut pas là, ce ressenti, lorsque je voulais montrer.
Bien, alors le principal, celui que l'on croit bien souvent inaccessible, est fait, il ne reste plus qu'a "retranscrire". Cela parait alors bénin, je n'ai plus rien à faire, le ressenti s'en occupera, il en a besoin. Une fois son existence engendrée et quasi-palpable, l'éjaculation est nécessaire. L'essence d'une dite-oeuvre est ainsi et seulement : besoin. Et n'est qu'une démonstration de plus d'un fait bien connu que ce texte.
Ceci est ma danseuse.


Joseph.K


dimanche 7 décembre 2008

De quand j'étais anarco-syndicaliste (Lautréamonie)

J'établirai dans quelques lignes comment je fut anarco-syndicaliste ; c'est fait.


O. Valvos

lundi 1 décembre 2008

HAIKU en vers libres (donc, pas du tout haikus)

En vivant dans un monde sans ambition
Je plonge sans hésiter
Dans la haine pour la haine.

O. Valvos