lundi 22 août 2011

Après l'instant l'odeur

La mauve odeur encore aux yeux mes deux doigts sans gâchette et privés d'or aimaient alors, au seuil du présent vécu, comme un air aux sens que seul un train privait d'ailleurs.

Hé ça riait où les plus pics des cieux crurent oublier l'absente. Au coin d'un vrai d'un rouge en miette, mon pays, un couple idem au su brassait des lèvres en souvenir du moment. Hé ça berçait sans plaisir la fin pour quoi les chants musclent. J'ai trop de sacs dans ma réserve au néant que ne contiennent toutes mes morts à raconter, pieux, à mon avenir. On a vécu pour ça. Arrivent aussi de tiers les doutes, si je sais tout de moi de toi je crois.

La pauvre odeur s'endort au peu que deux rois sans machette et doués d'or tueraient alors, au seuil du pressant écu, comme un air au sang que seul un rein rendrait meilleur.

J'ai confiance aux passeurs et la gueule sans origine à l'envers de mes tords et pourtant, j'ai confiance aux passeurs mais ma nonne au loin mime un silence enlacé,
des odeurs d'imaginés.

Deslogis



vendredi 27 mai 2011

Mythos (lettre à Fred Hirsch)

"Les songes vacillants nous viennent de deux portes; l'une est fermée de corne; l'autre est fermée d'ivoire; quand un songe nous vient par l'ivoire scié, ce n'est que tromperies, simple ivraie de paroles; ceux que laisse passer la corne bien polie nous cornent le succès du mortel qui les voit."
Homère, Odysée, Chant XIX
(trad. Victor Bérard)

Moins russe qu'une rapace mais plus rusé qu'Eole je pointe le sol de mes plus solides orteils, puis les rabats, mon talon sans stigmate claque à terre d'où l'écho chez Hadès. La courte excursion au haut niveau des suffisances m'apprit que la salle de concert, dernier spectacle debout, subit encore ta limite sociale. On ne traduit plus directement. L'esclave a connu et explore encore toute ses formes possibles, l'apparence où peut même l'acide y voir des corps nés idem aux vers d'Homère. Il me faut cogner, ha, non, montrer, non, savoir, oui, partir, et, peut-être, revenir. Pour rien, le seul infini à porté du penseur-créateur. Tu connais, les marécages économiques, la sociale boule à neige, les décors léchés de colle. Difficile désormais d'en lieu sûr en réchapper. Et pourtant les rites sèment en suivant, agiles, à l'homme volé cette volonté de vivre entier. Des drapeaux se groupes sans fusion, et dégueulent un drapeau de plus, une loi de plus, un détour sans vice vers l'âme en caresse, croyante, volontaire. L'humain qu'à défaut ont accepterait d'être. Le salut n'est plus constat mais passe-temps. La pluie, fidèle, demeure. L'écriture est revenue, raccourcis mais dés tôt chacun tape en y pensant pour s'imprégner, les lettres on leur place et laisse à l'esprit la lutte d'avec les signifiances que l'image, au retour bien plus maladroit, cause encore plus à raccourcir la sentence parsemé de smileys pour panneaux; l'image empeste le raffiné gratin gratté trop tôt. Ou les lardons encrémés au seuil du bronzage, trop odorants pour laisser pantois les besoins sentimentaux vite rassasiés par la valeur du vice. Tout ça persiste, avec au soin des unicités décidées en confortable agencement assez anguleux pour agripper une implosion de liberté, d'ode à la soie en condition hurlant sur le côté de la page, un plus que chacun invérifiable, argument post-béton; la faute offerte au plaignant, un contrat signé au petit matin mauvé par les hallucinantes idées superbes qui fait l'espèce se vénérer. En touchant la moelle de l'époque c'est la chair que je sens la première, toujours la même. Chaque civilisation à chuté, pour s'être crue immortelle. Toujours la même, la romaine, du latin à l'anglais rien n'a changé, du pallium au costume les mythes, des cithares aux pianos les arts assiégés, sont contés et se titrent Conquête.
Les mythes et l'Histoire s'accordent : la chute de la plus ambitieuse et convaincue et ivre de sa propre science des civilisations s'est rendue coupable du millénaire le plus animal (la poésie n'a rien du jugement) de tout les temps.
Au Grand-Âge, qui a plus de temps pour tomber que l'avenir acéphale ne se pense;
nous ! décadence, de fait, vous rejoignons sans patiente.

Deslogis





mardi 24 mai 2011

Jeux


Elsa écoutait The Kills depuis qu'un dieu et elle s'étaient mal compris sur la perte qu'un proche qu'au final seule Elsa subissait. Quiproquo sine qua non. L'indéniable organisme foulait les poches nerveuses, signalant plus prestement que les dieux, Elsa donc dut se courber. Son réflexe facilitait les illuminations mais peut-être alors une balle de revolver passa là où sa tête statufiait. We'll never know mais Elsa vit, l'air fendu à son passage s'écarte encore malgré les ignorances bénies d'où Dieu, ce qu'Elsa rit.

D.

lundi 23 mai 2011

...

Post-sensation


Par les soirs bleus d'été noir, j'irai dans les ruelles
Picoler pour oublier, sous de menues ardoises :
Penseur, j'en sentirai le poids aux aisselles.
Je laisserai le vide baigner jusqu'à la crue.

Je ne parlerai pas, je ne penserais rien :
Mais la foule infinie me brûlera l'âme,
Et j'irai loin, trop loin, comme un roumain,
Par la Ville, - heureux comme quand j'aimais.

Deslogis


dimanche 22 mai 2011

(sans titre)

la poésie le vieil os toujours en rythme et sans salaire les poètes les vraies légendes lèvent d'un doigt l'autre nous nous sommes rencontrés sur un toit bas ailleurs loin des grèves à graviers foulés pour rien trop hésitants d'entre mélancolie ou mélodie maintenant tu es parties c'était la close

Deslogis

mardi 17 mai 2011

C'est en s'excusant qu'il était trop tard


Un peu comme à l'orée des âmes le 33 janvier de la même année, le Temps changea d'horloge à la roue, l'ancienne, l'humanoïde, un hamster pour l'expérience. Le dictionnaire, seul contenance explicative de l'autodafé, brûla, seul. Et puis le reste en un artifice impalpable à jamais, les doigts lissés d'azur sur les bouteilles de lait concentré à la pulpe. Gravité déplacée au sol par l'ennemi même, goûtant de lèvres sa propre tombe, verte. Achille, père aussi des Lolita, d'ailleurs déjà idolâtrait les murs au lieu des cieux, les arbitraires au lieu des bleus, - et citant la leçon en vers libres des libertés où s'inspirer l'écologiste appliqué, toujours, faisait ces cierges mourir, après avoir été moulus, au nom des pieux, par un esclave absolu et frère égal aux mains d'oeuvre sans 17 mères de pyramides. Pardon ! hurlait-il las entre deux élastiques ardeurs de son bras nadalien, que le fouet muscle. La couleur de ses yeux bavait des brumes.

Deslogis



mercredi 11 mai 2011

Ray/Rey


Soeur de drogue depuis la nouvelle aube d'un mauve odorant, contenue contenante des mèches à la rosée. Des cernes fraîches assurent le savoir vie à durée dite. Coeur à caillot choc à souhait comme face à la femme de ménage qui lève le poids lard de ses joues d'un sud sans agences pour forcer un plan d'avenir. Le sait soeur flagellée par l'innocence des serrures. Aux armes conseillaient-ils, à l'abri craint des vains conforts.

Deslogis

mardi 10 mai 2011

Après Dolloway ! (Plainte des Prudences)

Après Do
lloway ! Après Dolloway !
Ha Ha..
Haprès Do
Après Dolloway !

Ai vu venir !
Un métro certes mais des affiches,
des couleurs éclairées,
s'en suit des seins sous-titrés à chaque ardoise.
Pas mieux, de mélodie de tout étage :
ha m'hydromel, me survie.
Ai vu venir !
sachant cocasse l'actuelle,
début unique du de fatigue.
Sous le silence la chute.
Vois vision venir !
Un support certes, aux âcres griffes.

Après Do
lloway ! Après Dolloway !
Ha Ha..
Haprès Do
Après Dolloway !


Deslogis

jeudi 28 avril 2011

Uchronie pour orgasme


"As-tu déjà,
demanda l'aube à/ou l'homme épris de lui-
même, tenter sachant vain
même en septembre
de figer l'instinct ?"

Deslogis

lundi 25 avril 2011

Si Eglantine pouvait pleurer sur mon bureau


églantine. pleure,
bout de bois. rougeâtre. aux coudes. troubles externes, dans dieu. bloc jaune café rouge notes à coller. synonymes. cahiers d'orange d'oeil et de morsure. pétrole poésié. Antonin Artaud noir et dur et peint. vers Ithiaque un mur. blanc d'oeuf au tabac. saveurs d'encrier, noirs arômes. clous de croix. rouille. des cendres par souillure. la renaissance.

D.

lundi 4 avril 2011

Hommage à Antonio Gramsci


Je suis pessimiste par l'intelligence mais optimiste par la volonté.

Je suis un vaincu... mais, à longue échéance la force des choses travaille pour moi.

Antonio Gramsci, Cahiers de prison, 1926-1937

Proto-manifesta


Il faut dénuder. La question du style fait soudain peser le poids nouveau que Céline laissa aux enfants littérateurs. L'aveux que le style cache a cela d'inutile qu'il parait dérisoire à côté de cet aveux là : comment se cacher sans le style. Il faut se dénuder. Pudeur à part l'acte social demeure ;- des manifestations de nudité gratuite aux plages spécialisés c'est un autre qu'on vient chercher pour qu'il devienne l'au-delà inquisiteur, pudeur à part. La question du style fait comme souvent peser le poids éternel que Baudelaire imposa aux adultes de la littérature. L'outrance correspondante fit de l'aléatoire un fait de fou. Et les fous sont passés.
Je ne suis pas libre mais je déborde.
Il faut faire intelligible les contradictions dont la logique abuse.
Ne jamais rien affirmer sans Absolu, ce plausible créateur.

Deslogis

dimanche 3 avril 2011

Homme à damner


Maudit soit à jamais le rêveur inutile qui crut bon d'imaginer deux chairs enlacer leurs sexes communs avant d'aux choses de l'amour mêler l'honnêteté.

" - Lève-toi ma simulé je m'en vais m'incruster sans abordage ; tu vas saigner d'abondance par ma lèvre informée des bénéfices du doute ; lève-toi que je t'allonge loin des phares pour te donner mes ongles en confiance, je promets la pose hydromel à tout curieux.

- Ma soeur, j'en tremble, j'en tremble aussi et en perd ma prière lors de mon aveux sublime de l'envie sûre et sans morale déjà volée entre mes dents à croquer tes têtes aux seins. Crispe ma sueur à souhait et salue l'aune vibrante brune aux violences brumeuses."

Faites votre destin, âmes désordonnées, malgré l'attrait des dictatures culturelles, près des choeurs lors des décès, au loin des armes embaumées d'âmes répétées comme ainsi fait, et fuyez l'infini que vous portez en vous.

Deslogis
Baudelaire

vendredi 1 avril 2011

Le printemps arabe


D'un temps l'autre rien ne changea. Le ciel un peu tombait mais rien d'espiègle. La terre hurla sans haine mais hurla quand-même. Des hommes au nord hurlèrent aussi, pleins ; de la neige ! voulait-il au désert. Et de la chaude, de l'ailleurs ou de la sienne, à lui, qui se chausse en couleur. Et puis des pieds lisses, comme au plastique des images où la mort s'est suée, c'est qu'aux pays des Alisses on étudie la comm', comme un centriste. D'un temps l'autre ici, rien ne changea, la plaine en haut des âmes armées jusqu'au ailes, perturbophobes ornée de luxe. Et la crise m'a fait bander lourd et j'eu la même joie vibrante qu'en jugeant la sale juive cachée aux fonds des chiottes, à me baver sa peine en franche allure. L'automne aussi a ses démons, la neige avortée n'y changea rien, d'un temps l'autre au temps sans fin.

Deslogis

mercredi 30 mars 2011

Ces choses là n'ont pas d'avenir



Les siècles sur la route semblait s'inscrire entre les failles que le mur épuisé laissait vaincre. La rousse et ses seins loin des espaces actuels mais pourtant au levé de tout jugement sur l'utile là, l'ami du mieux bien déversé. Il eut cogné sa mère en songe, parfois au pinceau rouge c'est vrai, et le maudit l'avait intronisé face au cube-tube décontenant ; quant à suinter autant que le ciel le punissait c'en était trop pour ce monolithe. Tout Dieu mis à part. C'est de ta faute, sifflait-il en peignant, à ton sensible soi barbare. Un autoportrait adroit plus tard il attrapa la crainte de l'orteil d'un ongle l'autre et s'inonda d'alarmes. Les siècles sur la route semblait s'inscrire entre les failles que le mur épuisé laissait vaincre. Une conscience plus tôt il aimait danser bohème sans écho macabre, il eut aussi serré des siens pour peser vain, la gueule aidée par le reflet sage et le mot fluide, l'aise de son épaule haussait encore après la pause années des hommes, après la crasse crue soude blanche, chose à avenir, le corps crispé par son jet d'aune il crut mourir, enfin, la rousse et ses seins pour seul espace éternel. Au levé de tout jugement sur l'utile l'amant perdra, courbe.

Deslogis

mardi 29 mars 2011

Antagore, sa soeur, et le huit


Il faisait nuit ici depuis la fin. Antagore était pressé, travail au vent, le huit bois blanc divers. Antagore sauvait sa soeur de l'oubli en pensant à plus tôt, sous les tunnel à la maison, où elle riait sa gueule de bois et divers blancs. Il voulait, téléphone, savoir. Mais la soeur aînée d'Antagore sans réponse. Vous êtes bien sur la messagerie de la piquée libre. Feignant de geindre et aux ruses foutaises la voix d'la soeur, cadettée soudaine fondait l'horreur au sein de feu qu'Antagore hurlait, aigu, aigu et le bois blanc restait, cachait l'enfant secrète, et la vengeance vaine opium. Déjà le poids du réveil dieu le pâmait. Pourquoi, enfant de pute, m'a tu violé ? se copiaient-ils. Le goût désintégré en commun, pourtant, je crois en l'accident et au faux drame.

D.

lundi 28 mars 2011

Laissé-courre



Entre conforts, il y pensait :
voici la chasse
entre perpette et l'au-delà
suintant mon sort

Pétrifiée au jour le jour en pâte jaune, non, grise m'en a t-on dit sans astre, elle a perdu peut-être un peu de miel à d'aventure. Et d'ignorance autant que d'aune. Mais la semelle à l'ouest elle hâla saine, fière et cryolithe, sous des plastiques enduits d'images préactivées, oui, elle sait cela mieux que ses pirates, les cohérents.

hèle à souhait
entre confort et façon
l'idée grisée de crasse
et le métro, c'est déjà ça

Un jour, celui du J. pensant, ou bien était-ce la nuit, un nomade orage quelque part, forcément, et l'immonde odeur des sots raisonnait d'un vert-mauve l'autre, ailleurs aussi, forcément, mais les caprices devaient, le dos rompu de courbe et le cou las, être internés.

elle était bonne
et minus et aux seins sens

Un coup de gratte, m'a t-on dit, je disais adroite, au fond des sangs impurs, m'a t-on dit, je dis dur, toujours.
C'est la chasse qui s'en sort.

Deslogis

dimanche 27 mars 2011

Chanson plurilatérale

L'histoire est belle elle est
sans partition
elle a ma peine à tes côtés.
J'ai ta trace jusqu'au sommeil
sans compassion
te souviens-tu de nos Corneille ?
Nos scènes, non, tu as l'emprise
sans concession
l'histoire est telle, sans m'écouter.

Tu m'as montré et même en lave, la beauté calme des bétons fixes, la grave odeur des malapprises. Je t'ai contré au seuil des enfonçures, la force idiote cramant les doigts, la nuit sans heure qui m'a lâché, elle, à la manière des géants vains, à la naissance de tout mon poids.

On a voté pour le hasard mais l'hôpital vaincra.

D.

samedi 26 mars 2011

Hommage à Jacques Brel

Je ne sais pas pourquoi la pluie
Quitte là-haut ses oripeaux
Que sont les lourds nuages gris
Pour se coucher sur nos coteaux

Je ne sais pas pourquoi le vent
S’amuse dans les matins clairs
A colporter les rires d’enfants
Carillons frêles de l’hiver
Je ne sais rien de tout cela
Mais je sais que je t’aime encore

Je ne sais pas pourquoi la route
Qui me pousse vers la cité
A l’odeur fade des déroutes
De peuplier en peuplier

Je ne sais pas pourquoi le voile
Du brouillard glacé qui m’escorte
Me fait penser aux cathédrales
Où l’on prie pour les amours mortes
Je ne sais rien de tout cela
Mais je sais que je t’aime encore

Je ne sais pas pourquoi la ville
M’ouvre ses remparts de faubourgs
Pour me laisser glisser fragile
Sous la pluie parmi ses amours

Je ne sais pas pourquoi ces gens
Pour mieux célébrer ma défaite
Pour mieux suivre l’enterrement
Ont le nez collé aux fenêtres
Je ne sais rien de tout cela
Mais je sais que je t’aime encore

Je ne sais pas pourquoi ces rues
S’ouvrent devant moi une à une
Vierges et froides, froides et nues
Rien que mes pas et pas de lune

Je ne sais pas pourquoi la nuit
Jouant de moi comme guitare
M’a forcé à venir ici
Pour pleurer devant cette gare
Je ne sais rien de tout cela
Mais je sais que je t’aime encore

Je ne sais pas à quelle heure part
Ce triste train pour Amsterdam
Qu’un couple doit prendre ce soir
Un couple dont tu es la femme

Et je ne sais pas pour quel port
Part d’Amsterdam ce grand navire
Qui brise mon cœur et mon corps
Notre amour et mon avenir

Je ne sais rien de tout cela
Mais je sais que je t’aime encore
Mais je sais que je t’aime encore

Jacques Brel, Je ne sais pas, 1958