lundi 4 octobre 2010

Vérité imparfaite à famille bien-aimée

Mes excuses imparfaite(s)
de n'avoir en pensée
que les corps de rue
et la faim à souhait
et les nus.
Mes excuses bien aimée(s)
mais merde au vent
aux grandes et reines
à l'Ouest des éphémères.
Mes excuses ma famille
morte-née comme un frère
oublié et qui cru
qu'on est aimé des filles.
Mes excuses vérité
je peine à vu
l'épaule abritée j'ouvre à toi
mon sourire sacrifié.

Deslogis

dimanche 3 octobre 2010

À la Société du Spectacle


Folie tu m'as banni au nom des tiens
Reviens détaches et saches ou rien
Saccages ! Mais, comme un soleil
Sacrifié par quelques mains qui veillent,
Tu as vendu volé mon bien
Tu l'as lu oui usé de l'un
À l'autre toi à toi qui veille
À la lune enlarmé d'un soleil.

Deslogis

jeudi 30 septembre 2010

Ce soir en guerre

Ce soir en guerre
Je pars et suis
La fureur en art
En toi
Et toi
Es-tu
Hélas.

Moi


dimanche 26 septembre 2010

Soeurs à ceux


Soeurs à ceux des mêmes
Orage noir
Perle un
Encore.

Ta soeur en ville enfin
Stagne en toi moi en
Elle. Ta soeur
Ta merveille ta rancoeur.

Soeurs à ceux qui s'aiment
Eux-seuls à feu
Frêle soeur à qui trainent
Toute la rancoeur des légendes.

Deslogis

samedi 25 septembre 2010

Libre à (demi) nu


Libre scande. Quand libre amorce,
Huit armées sagent et sèchent masse(s)
Et chuchote(nt) à l'autre :
"C'est tout.

Tous."

Libre à toi cède.

Deslogis

jeudi 23 septembre 2010

D'un confort l'autre


D'une vue dénudée d'essence
tu t'affoles.
Tu sens sales et vraies les liasses saines d'âme-en-peine.
Tu sais suer seul.
En questions briques et drogues gueulent et seul
tu t'affoles.
Tu peux chanter pries l'oreille d'âme-en-peine.
Et répètes en rond souffles au sexe ou baises en souffre rien
ne t'affoles.

Deslogis

mercredi 22 septembre 2010

Ces moyens là


T'arborais pas grand-chose en terre pleine, d'un sable aux eaux.
Aux os serrés saignent. T'écoutes et sautes.
Tu n'as pas dit grand-chose en pleine guerre, d'une fable un faux
Fait conté.
T'as mis des sexes dans tes haines et fourré libre t'as
Perdu tes peines.
Ton oeil sévère
Ta peur s'éveille
Et seul à toi laissé par là tu t'indiffères.
Toi tu n'as plus grand-chose que ton sommeil
Et les aides.

Deslogis

Sous drapeau blanc


C'était un pays neige
Sans soif aucune
Des pluies satines
Au vent des sons
D'un état
Qui assassine.

C'était loin des rêves
Un pays sape
Les nuits lâches
Aux creux des peines
Un pays qu'en sève
Et colle à l'âme.

C'était un corps
De ceux sans feu
Calme d'aimer
Un soi l'autre en soi
Et l'art des guerres
Qu'un rien émeut.

C'était au rang
Pays lis
Donc écoute le rap
C'était au sang
Sans prix qu'un pays
Sous drapeau blanc,

C'était un pays neige
Sans soif aucune
Des pluies satines
Au vent des sons
D'un état
Qui assassine.

Deslogis


dimanche 19 septembre 2010

Ηλιάνα (Iliána)


Loin d'Iliána - et au plus près de ses merveilles -
Les cafés sombrent et là des larmes pendent et se boivent
Un roi par jour s'en va
Et laisse creux les toits
Qui se lassent
Grands ouverts les toits se pendent et là des larmes
Tournent les armes d'Iliána les abattent.

Près d'Iliána - et au sommet de son sommeil -
Les cafés sobres et les nues larmes vendent et se savent
Un roi par jour s'en bat
Et laisse feu les toits
Qui s'amassent
Bien fermés les toits se vendent et là des larmes
Mortes les armes d'Iliána responsables.

Mais Iliàna - sans son confort n'est que vermeil -
Assoiffée d'Ogres là où ses larmes rendent les armes
Ses rois si sourds s'emparent
Loin des masses
Aux yeux clos sans toits qui rendent le poids des larmes
Moins lourdes. Une arme. Iliána trépasse.

Deslogis


vendredi 17 septembre 2010

samedi 11 septembre 2010

Acte 2 - Scène 1 :

Cette Héroïne Aimée Rude Les Étés Noirs Ensoleillés


Elle est celle-là des crimes oubliées bien loin des pertes communes,
Tout tourne encore en sons tout comme je vis
Toujours sans elle mais son nom
Rime avec ma peine.

Même à elle on lui parle d'elle en fantôme imagé
L'eau des Seines aux reflets courbés en chromes
Avant sans elle mais son nom
Rime avec ma peine.

Elle est celle-là qui abîme le sable et assèche
Une île entière de passé salé non sans brûlure
Plus rien sans elle mais son nom
Rime avec ma peine.

Elle celle des peines sans ressort
Elle est l'âme et la seule
Elle est sans conception
Elle est venue des antres félés
Elle est morte avant l'heure
Elle est soeur des promesses
Elle est dure en amour
Elle, Elle se lève sans appel.

Elle se détache, des systèmes.

Elle est celle-là qui abîme mon sable et m'assèche
Ma vie entière, mon passé salé non sans brûlure
Plus rien sans elle mais son nom
M'a fait mort, peine.

Deslogis

vendredi 10 septembre 2010

C'est la loi C'est ta chute

La lutte gronde au près des cernes vaines
Cerne au loin lumières au sein comme le son
La lutte gronde en toi, celle qui t'amène
Au bagne ferme loin des esprits qui te font

C'est la lutte qui s'emballe
Acharne-toi avant la nuit
Au crépuscule actuel les balles
Fusent aveugles sur qui ne luit.

Tu sais toi qu'on dit d'en bas
Toi pourris par la culture
Lasse au lit de se lever
Contre un roi, toi qui esseulé
Toi qui n'a plus de ceinture
A serrer
Toi gros tas pauvre
Toi à la bouffe auto-
Alimenté par ta morve
Toi ! Tu t'enlises à l'eau
Des seines au courant
Dirigés vers toi,
Perdu dans l'oeil
Dans le froid,
Tu marches au rang
C'est la loi
Sans la lutte
Mon frère, mon semblable,
C'est la loi
C'est ta chute
Qui s'en va,
De son château ton sable
N'est plus sans eau,
C'est la loi.

Deslogis

mercredi 1 septembre 2010

L'Oeuvre

Au coin d'un nu,
Sur la peau d'ombre
J'ai vu un jour
Une nuit qui ne fut.
Ils me croient sur la route sans vent
Je n'en suis pas bien loin
En attendant
Débordent les douleurs
Anciennes pluies
Je te salue mon père
Qui que tu sois
J'ai en moi l'absence de sang
Je me calme seul
J'abreuve à l'oeil
Moi
Sur la route en avant
Le dos brisé
Encore
Déjà mort
Illuminé en histoire
En sommeil
En ivresse
J'ai vu le vrai, au loin,
Demander mon aide
D'un geste de main
Que les roses envolées n'atteignent
Alors droit
Je me suis levé
J'ai craquer ce dos
Troué d'usure
J'ai comblé les fissures
Et oublié
Le corps
Santé
Amour
Morale
Autrui
J'ai oublié et fais fuir
La peau des vies
Je suis là
Mots
Au service recherché
D'un vrai croisée
Au coin d'un nu.

Deslogis

mardi 31 août 2010

La Nausée


Regarde-toi, tu es le monde entier.

Deslogis

lundi 30 août 2010

La Faute


Un corps pour masse
Ferme les pas amertume
L'espoir s'efface
Au terme du joint se consume.

Par ses seins, elle,
Suzanne, sait, pour allaiter
L'enfant de sel,
Vivre droite jusqu'à l'été.

Un rien pour masse
L'avenir est absent des livres
L'espoir trépasse
Au ferme soin des pensées ivres

Eux ils s'enfument
Au pays où jamais ne grêle
Rien ne s'assume
Qu'à peine un peu de leur réel.

Propriété
Aux faux bonheur loin de l'angoisse
Lui n'y été
Non plus au temps des pétasses

Pour survivre
Suzanne, les yeux clos, abdique
Son lait givre
Comme son opinion laïque.

Deslogis



dimanche 29 août 2010

Pensées et Interdits de Seinine


Aux abois béas des fines cernes, une en lignes souffle idylle puis dessine.
Elle a moins l'âge en néant que les cornes obscènes des périodes antérieurs, moi.
L'Orient m'assure en tropes ma survie contractée en sens trop acérés.
Fesse aux cieux je clos - l'oeil maître en croc.
Elle a les seins feutres. En lignes souffle puis dessine.
Mes mains veulent veule sa mollesse au séant.
La lune lâche rênes.
Aux vues seules des ongles au dos, nos peaux s'allument.
Puis s'alignent en jaune qu'un violet adore,
croyons-nous.

Deslogis


Pensées et Pertes de Seinine

Je me souviens des vies vécus en brumes vaines.

L'ampoule ferme et sans croire un soi se fait meilleur. Le temps d'un lieu.
Mais rien ne naît sans forme.
L'idée coule à main close ; l'aide en vin d'être, fleuve pente aux veines puis s'use ici où dorment des rues creuses.

Je me feins, oui, des vies perdues en fumées saines.

Deslogis

samedi 28 août 2010

Pensées et Amours de Seinine


À la couleur des autres lèvres s'élèvent d'âcres sels de ciment que les moeurs implorent.
L'amour se doit aux veines pleines, ciel ardent et sans autres blancs rouges de vannes en offrande. C'est rougir.
Je vois les pinceaux secs lutter frêle contre des vides.
À l'horizon un dessin, des mines d'eaux rondes de gouffre. L'amour la lame, le désir, au plus loin des ongles.
Je vois les morts en bague, le sourire oublié dans la graine.

Deslogis

Pensées et Avenirs de Seinine (L'homme de la Seine)


Du besoin du geste - salavation - me vint la drogue.
Du besoin, manque, du vide me vint le geste.

Je sens l'émoi s'alourdir sous les sites las, la face au dedans des tubes s'aveugle seule d'un coup de sang d'ailleurs.
L'enfant n'hurle plus et laisse peau se greffer les silences oubliés d'une puberté de trop. L'enfant - pauvre arbitre sans doigts - l'enfant stagne caché sous des tissus de soi.

Du besoin borgne de savoir son époque ; geste timide un constat en plaie.

Je vois les rues s'affaisser d'un oeil ; l'autre en partage - j'ai vu la révolution, le globe renversé puis, calme, s'endormir sur son poids.
Je vois les rues mourir de rats. Des mouches au cul des sottes poser quelques verdicts futurs.

J'ai l'inutile en sueur - achevé par le Temps, maudit par l'Espace - j'ai traduit des mots morts à jamais et perdu leurs cadavres.

Du besoin d'un frère j'ai marché oblique sous
les cendres de mon sang.

Deslogis